Comment définir l'intercommunalité ?
- Comment définir l'intercommunalité ?
- L'intercommunalité, pour quoi faire ?
- Comment sont créées les structures intercommunales ?
- Que sont les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ?
- Quels sont les mécanismes de fonctionnement des EPCI ?
- Que sont les communautés de communes et les communautés d'agglomération ?
- Qu'est-ce qu'une communauté urbaine ?
- Que sont les métropoles créées par la loi de 2010 ?
- Que sont les pôles métropolitains créés par la loi de 2010 ?
- Quels sont les EPCI sans fiscalité propre ?
- Existe-t-il des formes de coopération autres que les EPCI ?
- Peut-on faire disparaître des communes ?
L’expression intercommunalité désigne les différentes formes de coopération existant entre les communes.
La coopération intercommunale est apparue voici plus de 120 ans (loi du 22 mars 1890) avec la création d’un syndicat intercommunal à vocation unique. Les lois du 6 février 1992 et du 12 juillet 1999 l’ont renforcée puis simplifiée. Certaines dispositions de la loi du 13 août 2004 visent à améliorer son fonctionnement. Enfin, la réforme territoriale du 16 décembre 2010 fixe l’objectif de simplifier et d’achever la carte de l’intercommunalité, en raison de l’émiettement communal et de la taille souvent modeste des communes françaises, et en raison de l’échec des différentes lois tendant à la fusion de communes.
Le regroupement de communes au sein d’établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) peut répondre à deux objectifs très différents :
- la gestion commune de certains services publics locaux ou la réalisation d’équipements locaux, de manière à mieux répartir les coûts et à profiter d’économies d’échelle. Dans ce cas, les communes recherchent une forme de coopération intercommunale relativement souple ou « associative » ;
- la conduite collective de projets de développement local. En faisant ce choix, les communes optent pour une forme de coopération plus intégrée ou « fédérative ».
La première forme de coopération correspond à une intercommunalité de gestion, tandis que la seconde est une intercommunalité de projet.
Le financement de l’intercommunalité ne sera pas le même suivant que le regroupement intercommunal est de type associatif ou fédératif. L’intercommunalité associative est dite sans fiscalité propre, c’est-à-dire qu’elle dépend des contributions des communes membres dont la quote-part est en principe fixée par les statuts de l’établissement. L’intercommunalité fédérative connaît un régime de fiscalité propre, ce qui permet aux communautés de disposer de recettes fiscales directes.